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Ségolène Royal se présente aux primaires PS. https://segolene-ordrejuste.fr/

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Meeting De Ségolène Royal À Alfortville 2026-09
CLPRESS
Article mis en ligne le 26 septembre 2026

par Matthieu Giroux

Ségolène Royal a tenu mardi 22 septembre 2026 au soir, à Alfortville, dans le Val-de-Marne, sa première réunion publique de campagne pour la primaire sociale-démocrate organisée par le Parti socialiste et Place publique en vue de l’élection présidentielle de 2027. Le jour de ses 73 ans, l’ancienne ministre y a ressuscité son slogan de 2007, l’ordre juste, en y associant la France tranquille, clin d’œil à François Mitterrand.

Finaliste de la présidentielle de 2007, Ségolène Royal affronte Raphaël Glucksmann, donné favori, Olivier Faure, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel. Le premier tour est prévu les 9 et 10 octobre, le second les 16 et 17 octobre. Ce meeting intervenait au lendemain d’un rappel à l’ordre de la commission d’organisation de la primaire, présidée par Patrick Mennucci, après que la candidate eut comparé Raphaël Glucksmann à « un stagiaire à la tête d’une entreprise ». Le leader de Place publique avait répliqué que ce type d’attaque avilit l’ensemble de la classe politique.

La réunion s’est tenue dans un gymnase de la ville dirigée par Luc Carvounas, maire PS d’Alfortville et directeur de campagne de la candidate. Les organisateurs ont revendiqué près de 600 participants, d’autres estimations faisant état d’environ 200 personnes, la salle n’étant pas comble. Sans présenter de programme détaillé, Ségolène Royal a livré ses grandes orientations.

Elle a d’abord dressé un réquisitoire contre le bilan du macronisme, évoquant les incendies de l’été, les violences sexuelles faites aux enfants, les classes sans enseignant et la dette. Elle a dénoncé le sort des agriculteurs, des éleveurs, des infirmières et des pompiers, selon elle « pas écoutés, donc révoltés puis réprimés ». « L’ordre juste que je propose, c’est remettre des règles, des droits et des devoirs pour l’État et les institutions de la République qui doivent être exemplaires », a-t-elle déclaré.

Elle a promis la tolérance zéro contre les violences faites aux enfants et aux femmes, affirmant que la protection des enfants doit toujours passer avant la réputation des adultes. Elle a longuement interpellé la jeunesse, qualifiée de génération dépossédée, en défendant un droit à l’insouciance et la liberté d’être libre. Elle a plaidé pour faire de la santé mentale une priorité nationale, pour l’interdiction effective des contenus violents, sexistes et pornographiques et pour l’éducation aux médias dès le primaire et pour un accès universel à la culture.

Sur le pouvoir d’achat, elle a appelé à baisser les prix de l’électricité, du gaz et des carburants, affirmant avoir « toujours refusé l’écologie punitive » et vouloir réparer « le climat de la terre et le climat social », deux fronts d’un même combat. Sur les finances publiques, elle a estimé qu’un euro dépensé doit être un euro utile, citant Victor Hugo sur l’école qui ouvre et la prison qui ferme. Elle a enfin promis un changement du mode d’exercice du pouvoir, assurant qu’avec elle il n’y aurait pas de mouvement social né du mépris ou de l’abandon.

Face à la tentation de l’extrême droite, elle a lancé : « nous ne sommes pas condamnés à ce chaos ». Plusieurs participants ont indiqué être venus par curiosité plus que par adhésion, certains se disant incertains de voter à la primaire, dont la participation est fixée à 15 euros.

Prochaine échéance mercredi 23 septembre au soir avec le premier débat télévisé de la primaire réunissant les cinq candidats, première confrontation directe entre Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann depuis leur passe d’armes.

À Alfortville, Ségolène Royal a ainsi lancé sa campagne de terrain pour la primaire de la gauche sociale-démocrate autour de l’ordre juste et de la France tranquille, à moins de trois semaines d’un scrutin qui désignera le candidat commun du PS et de Place publique pour la présidentielle 2027.

Source :
https://www.youtube.com/@CLPRESS

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